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Ana et ses bocaux !

Vous êtes client(e) de notre jolie boutique verte, à l’angle de la rue Louis Pasteur à Brest, vous êtes passé une fois ou deux pour découvrir les produits qui s’y trouvent, ou peut-être que vous n’avez pas encore franchi le pas de la porte mais que vous l’avez remarquée…

Quoi qu’il en soit, nous les filles des bocaux, on est heureuses de vous voir, de vous faire découvrir les produits du coin et de vous accompagner pas à pas dans la démarche du zéro déchet.

Nous sommes le 3 décembre et cela fait 2 ans que la boutique est ouverte. 2 années pendant lesquelles il s’est passé beaucoup de choses : nous avons grandi, appris en équipe, grâce aux producteurs, fournisseurs et grâce à vous aussi, qui nous partagez vos astuces, vos alternatives et découvertes pour réduire les déchets.

Cette aventure, elle est belle, et nous avions envie de vous la partager. C’est pourquoi, chaque premier mercredi du mois, nous vous ferons découvrir une nouvelle histoire : celle de l’une des filles de la boutique, l’histoire d’un(e) fournisseur(se), d’un(e) producteur(trice) ou d’un(e) client(e).

Il nous paraissait logique de commencer par le commencement, et donc de vous parler d’Ana..

La création des Bocaux d’Ana

Pour Ana, entrer dans la démarche du zéro déchet ne s’est pas faite du jour au lendemain. C’est petit à petit qu’elle a pu changer ses habitudes. Elle a commencé par repenser sa manière de consommer, puis de travailler. Au travail, c’est d’abord à l’hôpital, où elle exerçait le métier d’infirmière, qu’elle a changé ses pratiques. Puis, en décembre 2019, elle a concrétisé un projet de vie qui lui ressemble : l’ouverture d’une boutique Vrac & Bio, à Brest.

Elle nous partage son histoire…

  • Ana, qu’est ce qui t’a amenée à t’intéresser à cette problématique des déchets ?

Les couches des enfants.

À partir du moment où j’ai été enceinte, je me suis renseignée sur le coût des couches lavables. Avec l’aide de Louli des Bois, un magasin pour enfants à Brest, je me suis mise à fabriquer des lingettes en tissu et des couches lavables. J’ai donc commencé par diminuer le plastique via les couches, les lingettes et ensuite avec les cotons réutilisables. Puis, au fur et à mesure des années, j’ai changé ma manière de consommer. Au début, j’ai voulu changer trop vite les choses et au bout de 2 ans de modification de la gestion de mes déchets, je suis repartie en arrière parce que j’avais enlevé trop de choses. Il y a 6 ans, à mes 30 ans, j’ai de nouveau eu le déclic et j’ai bifurqué à nouveau dans le bon sens. Quand je faisais mes courses, je me demandais comment est-ce que je pouvais réutiliser ce que j’avais acheté, je prenais des bocaux et des conserves et s’il y avait des emballages, je n’achetais pas. 

En parallèle,  je me sentais de moins en moins alignée avec mon métier et de plus en plus convaincue par les actions que je menais à côté. C’était donc évident pour moi de partir sur ce mode de consommation, pour tout, au quotidien.

D’ailleurs, quand je rejoignais des amis aux apéros, je venais avec mes Bocaux et on parlait toujours de moi en disant “Ana et ses bocaux !”. J’en suis arrivée à ne plus avoir de déchets du tout.

Fournisseurs

  • Comment as-tu fait le choix de tes fournisseurs ?

Je souhaitais sélectionner des produits locaux et bio et des acteurs dans la démarche zéro déchet. Quand tous les critères ne sont pas présents sur un produit, je privilégie toujours le zéro déchet. Par exemple, le lait qu’on vend dans la boutique est non bio mais produit en agriculture raisonnée, local et conditionné dans des bouteilles consignées.

  • Comment le vrac permet de diminuer le plastique ?

Pour le client, peu importe la quantité qu’il va prendre, consommer du vrac lui évite d’avoir un sachet en plastique pour chaque produit acheté. À la place de proposer 50 sachets plastiques de 500 grammes, on achète les produits en 10kg ou en 25kg, ce qui limite bon nombre de déchets supplémentaires, d’autant plus si on propose les produits en contenants consignés.

Ce qui n’est pas évident, c’est qu’on limite l’impact pour les personnes finales, les clients, mais qu’on reçoit quand même des emballages dans le cadre des livraisons. Les emballages permettent de sécuriser la livraison et les aliments. Si c’est du jetable mais chez nous, il faut que ce soit réutilisé. C’est-à-dire que lorsqu’on reçoit un sac qui transporte des céréales, soit il va au recyclage, soit on en fait un sac poubelle. On ne peut pas réduire à 100% les déchets aujourd’hui, on arrive toutefois à limiter énormément notre impact par rapport à un commerce classique.

  • Comment s’opère la réduction des déchets en amont, côté fournisseurs et producteurs ?

Côté fournisseurs, pour conditionner les aliments en vrac, certains proposent leurs produits dans des seaux consignés, dans des contenants en verre consignés, des emballages en carton, en sachet en composition végétale ou en bioplastique. Il y a aussi des fournisseurs qui ne pratiquaient pas la consigne et qui ont accepté de le faire, comme la Ferme de Gwel Ar Mor à qui j’avais fait une demande pour mettre en place le lait en bouteilles consignées et les yaourts en pots en verre.

  • Et la mise en place de la consigne se passe comment pour eux ?

Ça implique pour les producteurs, de prévoir l’espace de stockage, de lavage. C’est de l’investissement de mettre en place ce système là via les bocaux à acheter et la station de lavage. Ensuite, il faut être très rigoureux pour bien laver et désinfecter les contenants pour les re-remplir. Il peut y avoir des retours en arrière. Il y en a qui avaient accepté au début et qui ont dû arrêter car c’était une gestion trop compliquée : pas assez de moyens, pas assez d’espaces de stockage. Le système de consignes se remet en revanche en place en Bretagne avec Distro et la demande est là, même les hypermarchés s’y mettent.

La Team Les Bocaux d’Ana

  • Comment se traduit cette démarche en interne, dans ton équipe ?

Je n’ai pas demandé que chaque personne soit à 100% dans la consommation responsable. Chacune a évolué avec la boutique, à partir du moment où elle l’a intégrée. C’est aussi une démarche d’équipe. Si l’équipe est partante pour proposer de nouvelles initiatives, on fait d’autant plus de choses.

  • Tu as cette volonté d’aller plus loin que le magasin, peux-tu nous en parler ?

J’ai réussi à faire mettre en place un composteur public proche du magasin, suite à une demande faite auprès de la Mairie avant l’ouverture de la boutique. J’ai fait également une demande pour avoir des stationnements vélos près de la boutique, ce qui permet de faciliter l’accès au vrac pour certaines personnes. On fait des ateliers d’initiation aux zéro déchets. Après, j’aimerais qu’on fasse du ramassage des déchets, qu’on soit présentes sur des événements autour du zéro déchet.

  • Le mot de la fin ? ( Ton souhait, ta vision pour l’avenir, tes projets futurs, autres …. ? )

Consommer mieux, consommer sain, c’est aussi prendre le temps de réfléchir à ce que l’on consomme : d’où viennent mes produits ? De quelle façon sont-ils produits ? Comment ceux qui les produisent sont-ils rémunérés ? Au delà de consommer bio, commencer par consommer local, permettrait déjà d’avancer ensemble vers un avenir meilleur.


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